Mais oui, c’est vrai ça. Qui suis-je donc pour prétendre ouvrir un blog dédié au sujet le moins glamour de l’univers, sans être ni psy ni coach de vie ?
La réponse est limpide : je suis une victime de cette maladie qui a eu le bol de s’en sortir. Ni plus, ni moins.
Je pense sincèrement que vous vous en fichez pas mal de comment je m’appelle, quel est ma profession ou si j’aime les glaces à la vanille ou au chocolat.
Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’ai 31 ans, que je vis à Paris et que mon boulot n’a rien à voir avec la santé. Ou le développement personnel. Ou même plus globalement le bien-être.
Avant d’être moi-même dépressive, je n’y connaissais rien, à ce terme. Que dalle. Pour moi, les dépressifs étaient des chouineurs patentés, qui se complaisaient dans le misérabilisme et qui aimaient bien attirer l’attention à grands renforts de « ouin-ouin ».
Oui, je sais, j’étais uuuuuuuuultra débile sur ce sujet.
Heureusement que les gens changent. J’aurais préféré avoir un avis différent autrement qu’en me tapant une dépression carabinée, mais on ne choisit pas mes bons amis…
Ça non, clairement. On ne choisit pas.
Ma dépression a duré deux ans. C’est beaucoup pour certains, vraiment pas grand chose pour d’autres. Pour ma part, je suis mitigée : ça m’a paru durer une vie, et cinq minutes en même temps. Il y a tellement d’étapes dans une dépression…
Ce court article simplement pour me présenter, à vous qui me lisez.
Je n’ai pas de compétences médicales particulières.
Je n’ai pas la prétention de poser un diagnostic précis sur toutes les formes de dépression qui existent.
Non, moi je suis juste là pour vous raconter comment je suis entrée dans cette maladie absolument dingue, comment je l’ai vécue, ce que j’ai fait pour en sortir, et comment je me sens, aujourd’hui.
Sûrement parce que lire les expériences des autres à ce sujet, c’est ce qui m’a le plus terriblement manqué pendant ces deux années…
A bientôt
E.


Tu n’es pas seul !
Tiens bon.
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